Margherita Chiarva – Transfert

Paris - 14/11/2015 : 19/12/2015

La prima mostra personale a Parigi segue il successo della mostra Chemigrams a Milano; un'evoluzione dello stesso medium e un trasferimento degli archetipi che compongono il mondo immaginifico della fotografa al corpo: “Il corpo come teatro dell’immaginazione”.

Informazioni

Comunicato stampa

Margherita Chiarva
Transfert
“Le corps comme théâtre de l’imaginaire”
Exposition : 14 novembre – 19 décembre 2015
Vernissage : samedi 14 novembre 2015 de 16h à 20h
Sans titre, 2015, transfert de polaroid sur papier de coton et gaze, mélangé à de l’encre et de la tempera, 40 x 50 cm
La Galerie Virginie Louvet a le plaisir de présenter Transfert, première exposition
individuelle de Margherita Chiarva en France. Une proposition de Carlotta Loverini.
Une composition et seize pièces photographiques sont exposées

Des photos
Polaroid prises en pleine lumière, remastérisées, prélevées, transférées sur de la gaze
ou du papier puis retravaillées avec des encres ou de la tempera jusqu’à renaître
sous une forme totalement inédite. Une composition sur le mur du fond faite de 16
tableaux complète l’exposition.
Il s'agit d'une série d’œuvres puissantes autant que délicates, dans lesquelles l’artiste
transfère son flux de conscience au corps : la douceur de courbes féminines et la
forme culte du polaroid jouant l’un et l’autre le rôle de supports pour ces images
quasi abstraites, métaphores de rêves éveillés. Soit, la capacité, selon Freud,
d’exprimer notre imaginaire en tant qu’adultes ayant abandonné les jeux d’enfants.
« Ce qui compte n’est ni la réalité, ni sa représentation, mais la manipulation de la
réalité dans l’esprit de l’artiste » Margherita Chiarva.
Pour produire ces suggestions, Margherita Chiarva n’a pas eu recours à des
techniques photographiques traditionnelles mais à des ombres, des maniements et
traitements chimiques de la surface du papier, de manière à « inscrire » les images
sur le polaroid.
Un transfert de sa sensibilité artistique à la peau humaine et à l’épiderme chimique
du film polaroid, à la fois matière des manipulations et référence classique à l’histoire
de l’art. Voici le fil rouge de l’exposition qui s'inscrit dans l’espace intimiste de la
Galerie Virginie Louvet.
Ce processus de transfert rend chaque pièce unique, un original que même l’artiste
ne serait capable de reproduire, puisqu’il n’existe aucun négatif de la photographie
d’origine. Le cadre blanc traditionnel qui protège l’image, comme une robe qui
protège la vulnérabilité d’un corps, est absent, évitant de distraire l’attention de
l’objet culte, la photo polaroid, de l’image et du contenu. Toute l’attention est
concentrée sur le message inconscient exprimé par l’image.
L’image détachée de son support est ensuite transférée sur une bande de gaze ou
un papier pur coton. L'œuvre est ensuite travaillée par ajouts de couches d’encre et
de tempera.
Ce processus fait l’objet d’innombrables répétitions, au fil desquelles, couche après
couche, l’artiste se défait du passage du temps. Le processus ne prend fin que
quand l’artiste replace la surface plastifiée originelle du polaroid, soit, la couche
finale. C’est le dernier acte du processus, qui vient interrompre la manipulation de
l’image et enclore l’œuvre dans un moment éternel tout en plaçant l’objet dans
une réalité physique qui a sa place dans le temps et dans l’espace.
« Le fait d’imprimer et de re-mastériser confère à l’image une beauté tactile et une
impression de permanence. La photographie est une image qui devient dans ces
œuvres un objet tangible. » Margherita Chiarva
Des actes de réélaboration qui nous rappelle toute une génération de
photographes voués à l’intervention artistique sur l’image, quitte parfois à utiliser des
moyens qui ont pour effet de dissimuler « le geste de l’artiste ». Cette méthode de
travail produit des niveaux d’interprétation qui, contenus dans l’œuvre, créent une
forme de lien d’empathie, intuitif et inconscient, entre l’artiste et l’observateur. Les
images sont ressenties plutôt que simplement observées.
Margherita Chiarva est née à Milan en 1985. Elle a étudié à la Central Saint Martins School of
Art and Design à Londres et, en 2013, a fondé un collectif d’artistes dont le QG est situé à
Istanbul. Elle vit et travaille à Milan.
Ses expositions récentes incluent : 03-15 Chemigrams à la Galerie ProjectB à Milan, Italie; 14-
14 Modernity's first Century, PLASMA, Milan, 2014; Numinous-ISTANBUL'74, Istanbul, 2014;
Concrete Unit - Biennale d’Istanbul, exposition collective, Istanbul, 2013; Action at a Distance
- Bursa Photo Fest, exposition collective, Bursa, Turquie, 2013.